le blog alana

 

Bizarre déité, brune comme les nuits,
Au parfum mélangé de musc et de havane,
Œuvre de quelque obi , le Faust de la savane,
Sorcière au flanc d’ébène, enfant des noirs minuits ,

Je préfère au constance , à l’opium , au nuits ,
L’élixir de ta bouche où l’amour se pavane ;
Quand vers toi mes désirs partent en caravane ,
Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis.

Par ces deux grands yeux noirs, soupiraux de ton âme,
O démon sans pitié ! verse-moi moins de flamme ;
Je ne suis pas le Styx pour t’embrasser neuf fois,

Hélas ! et je ne puis, Mégère libertine,
Pour briser ton corsage et te mettre aux abois,
Dans l’enfer de ton lit devenir Proserpine !

 

Jeu 12 oct 2006 Aucun commentaire