le blog alana

 

En lieu et place de la plainte d'une origine perdue, Supervielle s'est donné les moyens de réécrire « la fable du monde » et donc de transposer dans la Genèse même de la réalité sa propre acceptation de l'inconnu qu'il porte en soi. C'est, de bout en bout, d'un patient travail d'atténuation lyrique et d'apprentissage du consentement que son oeuvre témoigne:

 

« En attendant il me faut vivre sans prendre ombrage de tant d'ombre.

Ce qu'on appelle bruit ailleurs

Ici n'est plus que du silence,

Ce qu'on appelle mouvement

Est la patience d'un coeur,

Ce qu'on appelle vérité

Un homme à son corps enchaîné,

Et ce qu'on appelle douceur

Ah! que voulez-vous que ce soit? »

 

Jules Supervielle

Lun 18 déc 2006 Aucun commentaire